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Ca tourne!
Le cinéma est affaire de passion, et bien sûr, de subjectivité. C'est d'ailleurs ce qui en fait tout son charme. Cette page n'est donc pas une tentative pour m'ériger en critique de cinéma, mais plutôt une volonté de partager des impressions sur des films qui m'auront marqué, qui auront suscité mon admiration, mon septiscisme ou bien encore mon indifférence. Alors si ces quelques lignes peuvent vous permettre de découvrir ou redécouvrir certaines oeuvres, mon but sera atteint.
Scarface
Grandeur et décadence de Tony Montana, petit dealer devenu grand ponte de la Mafia.
Interprétation sublime d'Al Pacino, pour un film qui restera une des plus grandes réussites cinématographiques du siècle dernier.
Merci Brian (De Palma)!!!
American History X
Plongée au coeur d'une Amérique inconnue, ou comment des personnages apparement sans histoires peuvent se laisser influencer l'idéologie néo-nazie. Edward Norton, par son charisme, et Edward Furlong, par sa justesse, illuminent ce film de leur présence.
Requiem For A Dream
Darren Aronofsky, jeune réalisateur américain encore trop peu connu en France, explore le quotidien d'un quatuor en quête d'une vie meilleure. D'un côté, une mère veuve dont le seul rêve est d'être invitée sur le plateau de son émission de télé favorite. De l'autre, son fils Harry, sa copine et son ami fuient la réalité et s'adonnant aux plaisirs artificiels (drogue, ...). La mise en scène, maitrisée en tout point, nous entraîne dans cette spirale dont je vous laisserai découvrir l'issue...
Memento
Leonard Schelby cherche le meurtrier de sa femme. Mais il doit faire face à un redoutable problème: il souffre d'une forme rare et incurable d'amnésie. Il arrive à se souvenir de son passé, mais n'a aucune mémoire immédiate. Pour progresser dans son enquêtre, il s'aide donc de notes, de photos et de tatouages sur le corps. Un scénario inédit et un issue totalement imprévisible. A voir absolument.
Ring (la version japonaise!!!)
Tous ceux qui ont le malheur de visionner une cassette "maudite" meurent dans les 7 jours qui suivent. Dans ce film qu'on pourrait classer dans la catégorie "horreur", tout est suggestion et on est bien loin des scènes gores des blockbusters américains. Le film n'en reste pas moins effrayant. En tout cas le film le plus effrayant que j'aie vu.
Identity
Dix automobilistes se retrouvent coincés dans un motel en raison des fortes intempéries. Alors que plusieurs morts suscpectes surviennent dans leurs rangs, les protagonistes vont bientôt découvrir que leur présence en cet endroit n'est pas due au hasard. D'excellents acteurs (Ray Liotta, John Cusack...) et une (double) intrigue qui n'est résolue que dans les dernières minutes du film.
Kill Bill vol 1 & 2
Quand un passionné de cinéma réalise le film qu'il aimerait voir en tant que spectateur et qu'en plus ce réalisateur a un talent fou, on obtient un chef d'oeuvre. Quentin Tarantino, nourri au cinéma asiatique et fidèle à ses acteurs fétiches, nous raconte la vengeance d'une femme brisée. Chacun des deux volumes peut se suffire à lui même, mais leur réunion donne une portée considérable à l'oeuvre complète. Du grand cinéma.
Phone Game
Joel Schumacher réussit la prouesse de tourner un long métrage en se limitant, pous simple décor, à une rue et une cabine téléphonique. Une véritable expérience cinématographique portée par le remarquable Colin Farrell.
Raging Bull
Ce film retrace la vie de Jake La Motta, grand boxeur des années 50 qui, entre autre, destitua Marcel Cerdan de son titre mondial. Entre rage de vaincre, volonté de s’en sortir seul, paranoïa et liens douloureusement consentis avec la mafia du quartier de Little Italy (dont est originaire le réalisateur, l’immense Martin Scorcese), ce film étudie en profondeur les décisions que prit le boxeur et les raisons qui le motivèrent. Un film qui date de 1980 mais qui n’a pas pris une ride. Du grand cinéma.
Bulworth
Un sénateur américain, à bout de souffle et ayant perdu toutes ses illusions, place un contrat sur sa propre tête au moment des elections. N'ayant plus rienà perdre ni à ganger, il choisit donc de mener une campagne démentielle et échappant à tout contrôle. Bientôt, une rencontre insolite va pourtant donner un sen nouveau à son existence. Warren Beatty, parfait devant et derrière la caméra, nous livre un petit bijou. Et quand ce qui apparaît en premier lieu comme une comédie est également une critique acerbe mais incroyablement pertinente du système politique américain, et une réflexion subtile sur les problèmes des communautés, alors Bulworth devient indispensable.
Festen
BRILLANT.
Autres films
Maléfique
Une cellule, quatre détenus et un livre contenant des formules magiques qui doivent leur permettre de s'évader. Voici le point de départ de ce film fantastique français. Une histoire qui tient en haleine, des acteurs excellents (mention spéciale à Clovis Cornillac), de nombreux rebondissements, bref tout ce qu'il faut pour vous convaincre pour entrer dans cette cellule dont vous ressortirez sans doute troublé.
Equilibrium
Ce film a les qualités de Matrix, mais pas ses défauts!!
Mais que fait la police?????
21 grammes
Suite à un accident, les destins de 3 personnes, un homme en attente d'une transplantation du coeur, une ex junkie mère de deux enfants, et un homme qui s'est réfugié dans la foi après sa sortie de prison, vont se croiser. Sean Penn, Naomi Watts et Benicio Del Toro interprètent à merveille ces 3 personnages entre lesquels vont s'installer des sentiments d'amour et de haine. Un découpage chronologique assez inédit ( difficile au début de replacer chacune des scènes dans la temps, mais le puzzle s'éclaircit petit à petit...) qui fait de ce film une oeuvre vraiment à part.
L'Expérience
En échange d'une intéressante somme d'argent, des volontaires acceptent d'être enfermés dans une prison allemande pour une "simulation". Une fois les rôles de géoliers et de détenus attribués arbitrairement, l'expérience peut commencer. Après une phase d'amusement et de découverte bien légitime, les protagonistes entrent dans le vif du sujet et se prennent très vite au jeu. Un réflexion fascinante sur l'univers carcéral et les relations de pouvoir.
Avoir aussi, en vrac:
Pulp Fiction, Jackie Brown, Bound, Phone Game, Grégoire Moulin contre l'humanité,Old School, La 25 ème heure, Janis et John, 8 Mile, Trainspotting, Petits meurtres entres amis, Bernie, X-Men 2, Dirty Pretty Things, Heat, Battle Royale, Léon, Panic Room, L'expérience interdite, Taxi Driver, ... et bien d'autres encore.
Plus de détails sur ces films prochainement
Films récents
Blueberry
Jan Kounen (Dobermann), nous propose une vision originale du western, en nous initiant au pratiques des chamans. Attention, le chamanisme sert l'histoire mais est loin d'être le seul intérêt du film.
Les rivières pourpres 2
Un très bon divertissement, mais ce film a les mêmes défaults que le premier épisode: la fin est baclée.
Très bonne prestation de Benoît Magimel qui remplace Vincent Cassel. Le 3 est en préparation et devrait être réalisé par Florent Emilio Siri (Nid De Guêpes)
Basic
John Mac Tiernan a signé le plus grand film d'action de l'histoire du cinéma (Piège de cristal). Il s'attaque ici à un registre bien différent, le thriller militaire. Il en fait un petit bijou de manipulation et de perversion.
Big Fish
William ne connaît son pére qu'au travers d'histoires extravagantes que celui-ci raconte à l'envie en prétendant que ces évènements lui sont réèlement arrivés. Alors que celui-ci est sur le point de succomber à un cancer, Edward souhaite connaître davantage son père à qui il n'a plus adressé la parole depuis de nombreuses années. Il lui faudra alors discerner le vrai du faux.
Un film touchant, et merveilleusement interprété part Ewan Mc Gregor, Marion Cotillard, Steve Buscemi...
A voir absolument.
Lost in translation
Un acteur sur le declin qui tourne un spot de pub et une jeune américaine qui accompagne son mari photographe se retrouvent dans une ville (Tokyo) et un pays (Japon) qui leur sont complètement étrangers. Leurs solitudes respectives vont les amener à se rapprocher dans un hotel où ils passent le plus clair de leur temps. Une comédie qui sonne juste et qui doit beaucoup au couple d'acteurs Bill Murray - Scarlett Johansson et au talent de la réalisatrice Sofia Coppola qui signe là son deuxième film après Virgin Suicides.
Fahrenheit 9/11
Autour de son personnage principal qui n'est autre que George W. Bush, dresse un portrait acide de l'administration américaine et de son arme de destruction massive: la propagande.
Un étude s'appuyant des faits concrets et une recherche d'informations imprésionnante. Le résultat explique la difficulté qu'à eu Michael Moore à trouver un distributeur aux Etats-Unis.
Loose change
Le film de Michel Moore était nécessaire. Ce documentaire va plus loin dans l'interprétation des évènements. Vous y découvrirez comment, en faisant preuve de bon sens et en recoupant un minimum les informations et les images rendues publiques, on se rend compte que la vérité est très éloignée des discours officiels. Ici simplicité et recul sont les maitres mots. En découle une conclusion qui fait froid dans le dos. Elle n'est pas très surprenante en soi, car elle a traversé l'esprit de nombreuses personnes depuis 2001. Ce qui est par contre inquiétant, c'est que cette interprétation n'ait jamais eu droit à une quelconque forme de tribune. Décidément, la liberté d'expression est un plus qu'une utopie dans la plus grande démocratie du monde. La démonstration effectuée dans la majeure partie du documentaire est en effet limpide. Dommage qu'une fin un peu farfelue vienne atténuer le portée globale du témignnage, lequel n'en demeure pas moins - malheureusement - beaucoup trop confidentiel.
Le village
M. Night Shyamalan nous avait habitué à distiller la peur en créant des ambiances ou chaque couleur, chaque son avait son importance. S'il ne déroge pas ici aux principes qui rendent ses films si singuliers, il va beaucoup plus loin dans ses propos. En parallèle de l'histoire des villageois à propement parler, il suggère une réflexion d'ordre politique et moral qui suivra les personnages tout au long du récit. Assurément le film le plus engagé de son auteur.
Infernal Affairs
Deux flics: l'un infiltré dans les Triades pour le compte de la police, l'autre qui se fait passer pour un policier lambda mais qui est en fait un informateur les Triades. Le premier qui fera tomber l'autre aura remporté la partie. Deux "ennemis qui doivent faire face aux mêmes difficultés, aux mêmes angoisse et en même temps animés d'un désir de retrouver le cours d'une existence plus ordinaires. Un face à face bien construit et qui tient en haleine, avec en plus de ce deux protagonistes une palette de personnages très charismatiques. Une bonne surprise en provenance de Hong Kong.
Clean
Une ex junkie, doit, après la mort se on mari suite à une overdose, rentrer dans le droit chemin pour récupérer la garde de son fils, qu'elle a délaissé à la naissance. Un histoire assez classique de redemption finalement peu touchante en raison du choix de son réalisateur de rendre son héroîne insensible aux difficultés qui jalonnent son retour à une vie normale, nous privant de toute la gamme des sentiments qu'aurait pu générer un tel film.
Le terminal
Certes, avec Le terminal, Steven Spielberg ne se départit de son habitude de réaliser un film susceptible de toucher un très vaste public. Mais force est de constater qu’il est et reste un formidable conteur d’histoire, et qu’il se renouvelle constamment, evitant ainsi de tomber dans la facilité et de nous servir la même recette. Alors même si certains passages semblent un peu convenus, il faut reconnaître que sous la baguette du maître, Tom Hanks campe à merveille ce réfugié d’Europe de l’Est bloqué dans ce terminal, entouré d’une foule de personnages qui deviennent vite très attachants. Une histoire pétrie de bon sentiments et peut être un peu naïve voire idéaliste, mais en tout cas un très moment de cinéma. Avec en filigrane un embryon de réflexion sur la politique sécuritaire actuellement menée par les Etats Unis.
Les chroniques de Riddick
Un bon divertissement malgré quelques longueurs. Cette suite n’est pas à la hauteur de l’original, Pitch Black, mais le résultat est somme toute assez plaisant, en grande partie grâce au charisme de Vin Diesel, très inspiré par ce « sombre héros ». Une fin qui laisse présager un 3ème épisode des aventure de Riddick. Bien, mais peut mieux faire. Dommage, quand on connaît le talent de David Twohy (Pitch Black, Abîmes…)
Old Boy
Enfermé sans raison pendant quinze par un mytérieux ravisseur et rélaché sans plus d’explication, un homme prépare sa vengeance. Il va bientôt être obligé de participer à un jeu de piste pour retrouver son tortionnaire. Réflexion sur la vengeance, ses motivations, mais aussi et surtout les règles du pouvoir, conscient ou inconscient, et la soumission, acceptée ou non. Un rôle principal pourtant casse gueule porté à bout de bras par l’immense Choi Min-Sik littéralement habité par son personnage. Un des ovnis de l’année 2004, un film incontournable et indispensable, tant il sait toucher juste et la corde sensible.
Casablanca Driver
Un boxeur sans avenir, qui porte le patronyme on ne peut plus commun de Casablanca Driver, se met en tête d’affronter le champion des poids lourds. Marcel Barthélémy, membre éminent des Robins des Bois est absolument hilarant dans cette comédie complètement déjantée. S’il fallait résumer ce film en deux mots, les voici : Todo mach ! Vous comprendrez…
The aviator
Martin Scorcese se lance dans la biographie du passionnant et passionné Howard Hugues, dingue d’aviation et de cinéma qui se sera lancé dans des projets tous plus gigantesques les uns que les autres. Si la patte du réalisateur est reconnaissable au détour de nombreux plan, l’ensemble est un peu long et souffre de quelques baisses de rythme. Et on peut peut-être regretter de n’avoir pas plus d’explication sur la paranoia et les tocs developpés par Howard Hugues. Mais le sujet tient en haleine et contribue à confirmer, si c’était encore nécessaire, le talent de Leonardo Di Caprio.
A voir.
Alexandre
Plus orienté sur la vie sentimentale de ce grand personnage de l’histoire que sur ses grandes batailles, ce film n’en est pas moins intéressant. La petite histoire, celle du film, tend à s’effacer au profit de la grande, ce qui n’est la moindre des réussites. C’est donc une belle leçon d’histoire qu’il nous est donné de regarder. Et même si certaines scènes peuvent prêter à sourire, le film est bien construit et les reconstitutions de la grande Babylone sont assez impressionnantes. Mais ce n’est pas avec ce nouveau film qu’Oliver Stone perdra son statut de personnalité controversé qui suscite soit l’admiration soit la répulsion. Bref, on aime ou on déteste.
Narco
Un scénario très léger malgré un pitch intéressant, mais un choix pertinent des interprètes et de nombreuses scènes hilarantes. Une petite déception. Benoît Poolevorde en grande forme, même s’il est campe encore une fois et sans surprise un rôle de looser attachant. A ne pas manquer, un face à face décalé entre le belge et son compatriote l’inénarrable JC Van Damme.
The machinist
Un ouvrier insomniaque, tenu pour responsable d’un accident qui a coûté un bras à l’un de ses collègues sombre peu à peu dans la paranoia, doute de ses amis, et cherche à trouver la personne qui laisse des messages mystérieux dans son appartement. Porté par le talent de l'ahurissant Christian Bale qui a du perdre 30 kilos pour interpréter ce rôle, ce film nous plonge dans un univers mystérieux où se croisent différents niveaux de lecture, amenant le spectateur à douter comme peut le faire le personnage principal. Une expérience cinématographique hors norme, un film qui arrive comme une bouffée d’oxygène dans une industrie qui ces derniers temps à généré beaucoup de films formatés.Et pour ceux qui auront aimé (pardon, adoré), n’hésitez à aller faire un petit tour du côté de Session 9, précédente œuvre du réalisateur.
Batman Begins
Un film de super héros atypique dans la mesure ou il développe davantage les travers du personnage et les évènements qui ont fait basculer son existence que ses actes de bravoure. Dans le rôle titre, l'incomparable Christian Bale donne une véritable épaisseur au personnage de Bruce Wayne. et si les escapades nocturnes de l'homme chauve-souris ne sont abordées ici qu'avec parcimonie, ne doutons pas que les prochains épisodes de ce qui devrait rapidement devenir une franchise viendront combler nos attentes dans un futur proche.
La maison de cire
Encore un groupe de jeunes qui part à l’aventure sur les routes américaines. Rien de très original à priori. Et pourtant, la maison de cire se distingue par son concept, sa précision, l’épaisseur des personnages clés de l’histoire, et un final mémorable. Vous y découvrirez Paris Hilton dans un rôle quelque peu différent de la potiche de service, mais, sans pour autant tout dévoiler, sachez que le sort qui lui est réservé en ravira plus d’un.
Assault sur le central 13
Tous les thrillers de fin d'année tournés les pieds dans la neige viraient la plupart du temps au désastre. 58 minutes pour vivre fait vraiment tache au sein de la trilogie Die Hard. Quand au terrible Piège fatal, avec le grand Ben Affleck, autant ne pas en parler. Assault est donc un excellente susprise. L'histoire tient en haleine, les scènes d'action sont rondement menées et surtout, l'interprétation est très bonne. Notamment grâce à la présence de ce qui se fait de mieux en second rôles: John Leguizamo, Gabriel Byrne et Maria Bello qui mériteraient amplement d'être en tête d'affiche.
Lord of war
S’il est un marché florissant car indépendant des soubresauts et variations de la conjoncture, c’est le marché de l’armement. Preuve en est faite par le prisme de ce marchant « indépendant » qui fait fortune en toute impunité, sans jamais être de près ou de loin directement impliqué dans le conflit et qui plus es au dessus de toutes les éventuelles barrières légales. Une démonstration qui n’est pas insolite car cet état de fait est quasiment connu de tous et dans la plupart des cas toléré sous l’œil bienveillant des gouvernements . Pour information, en faisant abstraction de ces seigneurs de guerre, les 5 plus grands marchands d’armes de la planète sont les gouvernements américain, britannique, russe, français et chinois. Alimentant tous les conflits qui déciment des populations entières. Avec la bénédiction du conseil de sécurité de l’ONU, auquel ces derniers ont des sièges permanents. Lucratif, très lucratif. Un film nécessaire.
L'interprète
Une fiction certes, mais un fiction qui met en lumière bien des agissements et exactions intolérables et répréhensibles devenus monnaie courante en Afrique et dans les pays en voie de développement, au su et au vu des diplomates confortablement installés au siège de l'ONU, mais bien peu relayé par les autorités et/ou médias.
The Descent
Ou quand une sortie de spéléologie tourne mal. Une entrée en matière très série B, pour un survival sans pitié qui se permet de mettre en scène un danger inédit et se paye le luxe de développer la complexité des relations d’amitié en milieu hostile. A noter des passages assez crus et d’authentiques moments de trouille. Un film sans compromis.
L'empreinte de la mort
Tout espoir semblait perdu. Mais contre toute attente, Jean-Claude revient en beauté.
Un film rude, des combats sévères et un acteur retrouvé, comme au bon vieux temps. On en arriverait presque à attendre son prochain film avec une pointe de d’impatience.
Attention âmes sensibles s’abstenir, en raison d’une scène de torture traumatisante et du réalisme de certains combats. Seul bémol, un style clippesque superflu qui prend parfois le pas sur l’histoire. Bluffant dans une première partie classique du film noir.
Wedding crashers
Owen Wilson et Vince Vaughn, soit la moitié du carré magique de l’humour US (ne manquent que Ben Stiller et Will Ferrell, qui fait tout de même son caméo), on pouvait s’attendre à une comédie politiquement incorrecte ou en tout cas irrévérencieuse. C’est le cas au début, puis on bascule vite dans une comédie dramatique mise en scène avec justesse et sensibilité, mais sans sensiblerie. Un film beaucoup plus fin qu’on ne pouvait le deviner.
Entre ses mains
Une femme mariée s’éprend d’un vétérinaire qui entretient le mystère et inspire une crainte latente, le tout sur fond de crime en série dans le Nord. Bénoît Poelvoorde brille par sa mesure dans ce rôle tout en finesse et sous entendus. Quant au décors, très épurés, ils contribuent à donner au film une certaine authenticité.
36 quai des orfèvres
Un bon polar noir français, c’est assez rare pour être signalé. La passé du réalisateur Olivier Marchal a sans doute joué an faveur de la crédibilité de l’histoire. Seul regret, la réalisation et l’éclairage, chiadés, sont sans doute trop cinématographiques et fait de 36… un objet d’un esthétique certaine mais auquel il manque un peu de cœur. A noter que pour un fois, Depardieu arrive à s’effacer derrière son personnage. Quand à la BO, le thème principal est persistant voir encombrant tant elle semble être en fond sonore de chaque scène.
Globalement, ce film rassure sur les possibilités du cinéma de genre français, qui prouve à cette occasion qu’il est capable de produire autre chose que des films décérébrés style Banlieue 13 et/ou dont le scénario ne tient pas plus de place que la moitié d’un ticket de métro (re dédicace à Banlieue 13).
Le couperet
Un cadre au chômage décide d’éliminer ses concurrents dans la course aux postes auxquels il postule. Ce qui aurait pu être le récit d’un glissement vers la folie ou la schizophrénie est traité avec assez de légèreté et de simplicité.
Si les moments de panique qui suivent les exécutions sont assez réussis, le film génère de nombreuses situations cocasses ou humoristiques qui ôtent une part de réalisme au film, en faisant davantage ( et c’est heureux) une parabole plus qu’un possibilité latente.
Mais le sentiment d’impunité qui se dégage de cette œuvre peut révolter plus d’un spectateur. Bref, Un film dans l’air du temps.
Collision
Ville cosmopolite par excellence, Los Angeles est le théatre de la cohabitation naturelle ou forcée de nombreuses communautés. Loin de tout manichéisme, et au travers de nombreux destins qui se croisent sur une période de 32h, Paul Haggis dresse une analyse inédite du melting pot américain, qui met au prises les convictions personnelles et l'image qu’on veut donner de soi, tout en ne perdant pas de vue la réussite sociale. Un film prenant et poignant.
Lady Vengeance
Du générique à la dernière seconde, tout est parfait. Une mise en scène d’une beauté foudroyante, un sujet fort, une incroyable faculté à alléger l’atmosphere par un humour bien senti et qui évite au film de sombrer dans le pathos. Old Boy était une déflagration, (Sympathy for) Lady Vengeance est une seconde salve qui vient confirmer la maestria de Park Chan Wook. Un film qui se suffit à lui même, si bien que cela nous ferait presque oublier que Lady Vengeance est la conclusion d’un trilogie dont Sympathy for Mister Vengeance était l’élément fondateur.
Sheitan
Sheitan est un fabuleux casting de gueules cassées, de physiques improbables, de personnages qui habituellement ne peuplent que les rues de Groland. C’est un objet incongru, une anomalie cinématographique. Sheitan c’est aussi une plongée dans la campagne française, l’exposition de maux qu’on n’ose imaginer mais qui pourtant existent. Une vison de la société qui peut paraître effrayante, provocante, mais qui n’est peut-être que trop lucide. Cette œuvre est le bébé de Kim Chapiron, digne repré sentant du collectif Kourtrajmé soutenu par Vincent Cassel. Ce dernier, dans un rôle casse gueule qui pouvait le faire basculer dans le ridicule, emporte l’adhésion du spectateur avec un incroyable conviction.
Bubba Ho Tep
C'est un sosie qui est mort à la place d'Elvis. Le vrai, lui, vit dans un hospice texan. Son compagnon de chambrée n'est autre que JFK, qui a du se faire pigmenter la peau pour échapper à son assassinat. Tous deux doivent aujourd'hui faire face à une momie suceuse d'âmes qui hante leur lieu de résidence. Ce qui s'annonçait comme une comédie potache est en fait une belle histoire, habitée par la nostalgie d'une Amérique disparue et le retour aux affaires de deux légendes investies d'une dernière mission.
Renaissance
Réalisé en exploitant le principe de la motion capture, Renaissance, est davantage un film traditionnel « transformé » en animation qu’un pur film d’animation. Un univers intéressant (belle création du Paris 2054, utilisation pertinente du noir et blanc), mais plombé par une histoire alambiquée et un final dégoulinant de morale simpliste. Un film avant tout destiné à l’exportation pour le re(con)naissance du savoir faire made in France
Les producteurs
De bons enchaînements de gags « physiques », Uma Thurman qui semble se demander ce qu’elle fait là, des passages musicaux trop nombreux... Tout cela est bancal, un peu long, plaisant malgré tout, bref recommandable pour un samedi soir, alors attendez la sortie DVD.
La doublure
Un film calibré pour faire rire. Beaucoup trop calibré d'ailleurs: c'est écrit comme une pièce de théâtre, les acteurs "lisent leurs répliques", on sent les vannes à 3 km...pas désagréable, mais juste digne d'un dimanche soir sur tf1. Allez, juste un petit peu mieux, grâce à Dany Boon...
Enfermés dehors
Dupontel a pris de l'âge. Et l'âge faisant son oeuvre, ses préoccupations ont indubitablement changé. Mais il n'en a pas pour autant perdu son talent. Cette nouvelle oeuvre est très éloignée de Bernie (inclassable, inimitable, définitivement différent). Enfermés dehors est une charge douce amère contre un société et une administration qui fabriquent des exclus et font preuve d'immobilisme. Le tout est contrebalancé par une romance qui allège le propos du film. C'est nouveau, c'est rafraichissant, et, comme d'habitude, c'est drôle, très drôle. Paradoxalement, on est donc plus proche du Créateur, oeuvre qui a signé l'acte de naissance d'un des rares grands réalisateurs français. Longue vie à Dupontel!!!
Fragile
Un film aussi troublant qu'émouvant,dont le point de départ est l'arrivée d'une infirmière dans un hopital de la campagne anglaise, dont la fermeture était programmé mais dont l'activité est maintenue en raison d'un accident ayant eu lieu à proximité. Très vite, l'infirmière va nouer des liens avec une fillette dont les peurs, semblent-ils injustifiées, éveillent indifférence ou agacement chez le personnel hospitalier. La tension monte crescendo dans ce thriller de Jaume Balaguero, déja remarqué pour Darkness. Incroyable que ce film ne soit pas distribué dans les salles françaises!! Merci donc à Canal, qui a conservé un certain flair en matière de cinéma, et qui l'a diffusé pour la première fois en France.
V pour Vendetta
Un film bavard, mais qui interpelle.
S'appuyant sur un matériau de base passionnant (un justicier masqué use d'actes terroristes dans Londres pour déstabiliser un régime totalitaire), le second couteau James McTeigue (assistant réalisateur sur la trilogie
Matrix), ne parvient pas à en tirer profit. A l'exception de quelques scènes inspirées,surtout à la fin du métrage, la réalisation est sans saveur, impersonelle. Reste donc un immense regret: que les Wachowski Brothers, qui sont à la base du projet,ne se soient pas chargés de la réalisation. Le résultat aurait pu être grandiose.
Two for the money
Le présentateur d'une émission de paris sportif recrute un acien joueur de football américain dont la carrière a été stoppée par une blessure pour faire gagner plein d'argent à ses clients parieur. Premier ecueuil: le football américain n'est pas très populaire en nos contrées. Ensuite, les paris sportifs ne sont pas autorisés en France (et oui, il ne faudrait pas gêner les la sacrosainte et surpuissante Française des Jeux...) Bref, toutes les caractéristique d'un film inexplortable hors du territoire yankee. D'autant plus qu'on a droit à un déroulement mou et assez convenu sur une durée de presque 2 heures... On peut tout de même saluer la conviction d'Al Pacino, Matthew McConaughey, et Rene Russo (ils en ont de la chance quand même ces Américains, nous on doit se contenter de Daniel Russo!!)
Superman returns
Bryan Singer nous avait habitués à des scenario retords (Usual Suspects) ou des études de personnages (torturés) en profondeur (X-Men 1 et 2). Dans le cas présent, il prèfère s'appuyer sur l'héritage de la franchise, sans y apporter de touche vraiment personnelle. Mais il faut reconnaître que la meteriau de base - une âme pure, animée uniquement par le Bien - n'était pas forcément idéal pour faire étalage de son talent. Néanmoins, SR passe plutôt bien malgré quelques longueurs. Et en ces temps où les conflits refleurissent un peu partout dans le monde et ou la paranoïa s'empare de tout un chacun, voir un grand bonhomme en slip et cape rouge désarmorcer toutes les catastrophes fromentées par Lex Luthor (Kevin Spacey est excellent, comme d'habitude, et vole d'ailleurs assez facilement la vedette à l'homme en collants) est plutôt agréable. Les hasards du calendrier font parfois bien les choses. On se console comme on peut.
Good Night and Good Luck
L’histoire est un éternel recommencement. C’est à la fois la vision et l’avertissement véhiculés par GN &GL.
Dans les années 50, Guerre froide et chasse aux sorcières sont à l’ordre du jour. Le Mac Carthysme est la norme, et les médias s’y plient bon gré mal gré. Le journaliste et présentateur du journal de CBS Edward R. Murrow et son producteur Fred Friendly s’éloignent du discours officiel et fragilisent le sénateur Mac Carthy en mettant en cause son idéologie et ses méthodes, pour finalement contribuer à sa chute.
A une époque ou la censure est plus que jamais de retour, il s’agit d’un film nécessaire.
Accessoirement, après l’excellent Confessions d’un homme dangereux, George Clooney confirme qu’il est un excellent metteur en scène.
Par contre, ce qu’on pourrait qualifier de lutte pour la liberté d’expression, et qui pouvait encore exister à cette époque, est désormais – malheureusement - du domaine de l’utopie.
GN & GL est une mise en garde. Un rappel des maux du passé qu’on a trop tendance à oublier, dont on ne parvient pas à tirer les leçons, et qui, sans surprise, reviennent occuper le terrain à intervalles réguliers.
Miami Vice
Michael Mann réinvente le cinéma à chaque film. Il innove, surprend, et ne fait pas forcément l’unanimité.
Tout démarre brutalement avec un enchainement musical Jay-Z Nina Simone qui pour une scène de club aussi intense que celle de Collateral. De scène d’exposition, il n’y en aura aucune. On entre directement dans le vif du sujet.
Mann a toujours une prédilection pour les scènes de nuit, et toujours en HD. Comme d’habitude, la photo est somptueuse mais ne distrait pas. On se concentre sur l’histoire et non sur l’habillage. Il n’en demeure moins que Mann parvient à vous subjuguer seulement en filmant le vol d’un avion ou un bateau. Il est sans doute le seul aujourd’hui à savoir faire cela. Quand aux personnages, ils mangent l’écran. Le casting sonne comme une évidence.
Des scènes d’actions, autant le dire tout de suite, il n’y en a pas. Ou plutôt si : une. Mais quelle scène. La fusillade de Heat n’avait pas été égalée dans les années 90. Celle de Miami Vice est sidérante de vie, de réalisme, d’intensité, de précision, le son ayant quasiment autant d’importance que les images. Elle aussi marquera son époque.
Mann est en avance sur son temps. Les réalisateurs « à la mode » vont copier Mann pendant plusieurs années, comme ils l’avaient fait avec Heat. A l’heure qu’il est, MM est doute reparti sur les chemins de la création. Cet homme a plusieurs années d’avance sur son époque et ses congénères. C’est sans doute pour cela qu’il ne fera jamais exploser le box office. Mais après tout, est-ce bien nécessaire? En tout cas, cela n’a jamais été sa motivation et on voit mal comment ça pourrait le devenir.
Conclusion : Bravo ! Et vivement le prochain Mann!
Dikkenek
Le scénario n'est clairement pas le point fort de ce métrage. Il n'en demeure pas moins que vous pourrez déguster, à intervalles régulier, de bonnes doses d'humour wallon, au travers de gags toujours déjantés et souvent trash. Vive la Belgique!!
Ils
Deux Français vivant dans une maison à Bucarest sont assiégés par des agresseurs invisibles. La tension n'est jamais vraiment palpable dans ce qui était annoncé comme un pur thriller. La dénouement est par contre effrayant, si on considère que l'accroche "inspiré d'une histoire vraie n'est pas un pur argument marketing (remember Blair Witch project...) Les réalisateurs, malgré ce semi échec, flirtent déjà avec les producteurs américains qui viennent faire leur marché en France.
Hard Candy
Racoleur. Grotesque. Gratuit. Indéfendable.
Snakes on a plane
"I want these mother fucking snakes off the mother fucking plane!" dans la bouche du terrible Samuel L. Jackson. Tout cela laissait présager le meilleur, à savoir de la bonne série B décomplexée et décérébrée, qui plus est avec David R. Ellis (Destination finale 2) aux commandes. Ce n'est pas le cas. Le scénario se tient à peu près, les acteurs ne cabotinent pas trop...C'est beaucoup trop conventionnel. Aussitôt vu, aussitôt oublié.
Avida
Avida, ne se raconte pas, ne résume pas. Il y est vaguement question de l'enlèvement du chien d'une bourgeoise qui tourne mal, mais là n'est pas l'essentiel. N'essayez pas de comprendre Avida, car il s'agit avant tout d'une expérience sensorielle. Laisser vous emporter par l'imagination et la folie de 2 créateurs talentueux (Benoit Delepine et Gustave Kervern). Avida est rafraichissant, insolite, et prouve qu'il existe encore un cinéma libre, non formaté. C'est rassurant. Ce qui l'est moins, c'est la frilosité des distributeurs français. Ce film n'est projeté que dans 30 salles en France.
Click / Toi, moi et Dupree
Ces deux oeuvres illustrent à merveille les qualités les défaults de la majorité des comédies américaines du moment. A leur crédit, des scripts ingénieux qui réservent des possibilités comiques infinies (Click: une télécommande universelle permet à un cadre dynamique de tout contôler: mettre sa femme et sa belle mère en mute, bloquer le temps, faire un bon temporel en avant ou en arrière...Dupree: un boulet du nom de Dupree et intereprété par le félé Owen Wilson s'incruste dans le quotidien d'un couple tout juste marié)mais sont plombés par le moralisme américain et ses happy end nauséabonds. On en retiendra quand mêmes quelques passages savoureux comme une scène hilarante entre Adam Sandler et son patron le kitchissime et revenant David "Mitch" Hasselhoff bloqué sur pause (Click) ou les quelques instants de pure liberté artistiques offerts (avec parcimonie)à Owen Wilson (Dupree). Dans les deux cas, un vrai goût d'inachevé.
Les fils de l'homme
Dans un avenir proche, toutes les femmes sont stériles (pour une raison non dévoilée), le plus jeune terrien a 18 ans, les étrangers sont parqués dans des camps, les dissidents sont éxécutés et la resistance désorganisée. L'espoir pourrait donc résider dans Kee, une jeune femme enceinte, dont le personnage principal va prendre en charge la protection. Alfonso Cuaron dresse un portrait de ce que pourrait devenir notre monde si l'homme continue à semer le s graines de son auto-destruction. Un constat alarmant, mais malgré tout contrebalancé par la foi en des jours meilleurs qui anime les personnages et un humour de circonstance intelligement distillé tout au long du métrage. Un oeuvre politique en somme, dont une seule vision ne permet sans doute pas d'apprécier à sa juste valeur.
Borat
Borat inviter toi à viendre voir son film de cinéma sur visite de l’Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan.
Sacha Baron Cohen est multiple. Da Ali G show, diffusé en Angleterre, (et sa superbe adaptation cinématographique Ali G in Da House, le rappeur blanc qui se fait élir au Parlement britannique), c’était déjà lui.
Cette fois, SBS est Borat (un des nombreux personnages de son univers), journaliste star au Kazakhstan. Affichant ouvertement ses tendances raciste, antisémite, mysogine et homophobe, Borat interroge l’Amérique. Face à celui qu’ils considèrent comme candide et innocent, les Américains de lâchent. Si ce film est absolument hilarant, il est tout sauf innocent. C’est un grand coup de pied dans les « balls » de l’Amérique.
Petite mise en bouche : en conférence de presse en France, Borat (car c’est Borat qui s’est chargé de la promotion du film) en réponse à la question : votre film ne risque-t-il pas de choquer les Juifs, répondait : That’s a good observation, Thank you very much ! Cela vous laisse présager de la suite…
Qui a dit que la schizophrénie était une maladie ?
The Host
Séoul, de nos jours. Quelques années plus tôt, des scientiques américains ont deversé des résidus chimiques dans la rivière Han. Conséquence, un monstre hante désormais les profondeurs du fleuve et à élu domicile dans les égoûts de la ville. Contre toute attente, le spécimen, fascinant (effets spéciaux ahurissants!!) est visible dès les premières minutes du métrage. Ces jalons posés, le réalisateur peut dès lors s'intéresser de plus près aux réactions de la population et à sa façon de faire face à cet évènement exceptionnel. A cela s'ajoute une étude la société coréenne et des effets pervers du capitalisme, un regard peu conventionnel sur l'ingérence stérile des Etats Unis, la manipulation des masses par les médias qui masque souvent un incapacité des autorités à prendre les choses en main. Voilà pour le fond. Quant à la forme, elle se manifeste par une alternance entre moment d'effroi et d'émotion pure, distillés avec une incroyable maestria. Sans jeu de mots, un film monstreux. Monstrueusement beau. Vous sortirez de la salle avec une impression délicieuse: celle d'avoir assisté à un spectacle inédit et intelligent, que vous n'êtes pas près de revoir. Que vous ne reverrez sans doute jamais. Un grand moment de cinéma.
Les infiltrés
Ce film est paradoxal. Certes, il est au dessus de la moyenne des films sortis en 2006. Il y a du rythme, le montage est comme d’habitude très réussi, l’interprétation est au rendez-vous (surtout Di Caprio et Damon ; Nicholson également, même s’il surjoue sans doute un peu trop). Par contre, on est forcément un peu déçu quand on a vu Infernal Affairs, film Hong Kongais dont est librement inspiré Les Infiltrés. Les personnages et leurs parcours, les sacrifices qu’ils avaient consentis pour mener à bien leur mission, sont traités ici avec beaucoup plus de légèreté. Par conséquent, on peut dire que pour une fois la traduction française du titre du film, Les infiltrés, est sans doute plus judicieuse que le titre original, The Departed, littéralement « Les défunts ». Les Infiltrés est incontestablement divertissant, mais on est loin, très loin des Affranchis, de Casino, ou de Mean Streets, films beaucoup plus noirs et surtout beaucoup plus riches. Malgré tout, cette œuvre moyenne de Scorsese reste un bon film.
The Fountain
Superbe.
Idiocracy
On ne peut pas contester que la culture n'est plus un des piliers de l'éducation, ni une forme d'accomplissement personnel. Le matérialisme, l'individualisme et la recherche du plaisir immédiat ont depuis longtemps pris le dessus. C'est le point de départ et l'excuse qui explique la naissance de ce film. Le pitch est le suivant: afin de préserver ses éléments les plus brillants et de pouvoir les utiliser en temps voulu, le gouvernement amérivain decide de tester un procédé de congélation qui permettrait de "garder au frais" ses stratèges. Le cobaye sera donc le prototype de l'américain moyen. Malheureusement l'expérience foire, et ce dernier se retrouve projeté en 2505 ou il sera vite considéré comme l'homme le plus intelligent du monde. Le futur imaginé par Mike Judge est aussi délirant qu'inquiétant, à des années lumière de toute les précédentes oeuvres de science-fiction. Mais cette plongée dans un monde qui n'est pas fondamentalement si différent du notre où la bêtise est devenu la norme (sans trop en dévoiler, l'émission qui fait un carton s'appelle Aïe mes couilles... tout est dit) est à se plier de rire. Ce qui est par contre effrayant, c'est que cette réalité imaginaire n'est peut-être pas si eloignée de nous. Et forcément dès qu'on réfléchit un tant soit peu aux conséquences à plus ou moins long terme des maux de notre société, on gêne. Résulat, il faut encore se battre pour trouver une salle permettant de découvrir cette petite merveille.
Motel
Tout d’abord, voici la réponse à la question que tout le monde se pose mais que personne n’ose formuler : qu’est-ce qu’un motel ?
Reponse : hôtel situé au bord d'une route à grande circulation et spécialement aménagé pour accueillir les automobilistes de passage. Sauf qu’aux aux abords de ce motel là, la circulation n’est pas très dense, voire plutôt inexistante. Pour mémoire, un hôtel est « un établissement réglementé qui loge des clients à titre onéreux pour une nuitée ou davantage”. Heureusement qu’un jeune couple pommé (à tout point de vue) vient s’y perdre pour donner un minimum de légitimité à ce film de vacances. Car c’est vraiment un film de vacances : 5 personnages, pas d’effort au niveau de la réalisation, un intrigue simpliste (le patron piège des clients pour faire d’eux des victimes de snuff movies), et le merveilleux petit couple qui battait de l’aile retrouve toute sa force dans l’épreuve. C’est court, sans surprise, la fin n’en est pas une.
Si vous voulez vous faire peur au bord d’une route, attendez plutôt Rest Stop.
Hostel Part II
Tout d’abord, voici la réponse à la question que tout le monde se pose mais que personne n’ose formuler : qu’est-ce qu’un hôtel?
Non, en fait il n’est pas ici question d’une quelconque réflexion sur les différentes formes d’hôtellerie. Mais plutôt sur les pérégrinations d’Américains, étudiants ou cadres, en Europe de l’Est.
Hostel 2 est beaucoup plus fréquentable qu’Hostel premier du nom, qui était un mix improbable de teen movie et de boucherie, et se concentre davantage sur la manière dont les Etats-Unis perçoivent l’étranger (le représentation de l’Europe de l’Est est ni plus ni moins – et volontairement - que la mise en image d’un cliché) et la manière dont ils sont perçus (critique du consumérisme, de la recherche de sensations fortes…).
Au milieu de tout cela, Eli Roth se laisse aller à un humour la plupart du temps bien senti. Une discipline qu’il maitrise et qui était au cœur du fort sympathique Cabine Fever.
Alors on peut dire ce qu’on veut d’Hostel 2, mais ce film est loin d’être gratuit.
Quant à la fin, ô surprise, il s’agit d’un porte grande ouverte vers un 3ème épisode. Business is business.
AUTRES
Fous d'Irène
Certes, Jim Carrey a prouvé par le biais de The Truman Show ou encore Eternal Sunshine of the spotless mind, que son registre n'était pas limité à la comédie potache. Mais comment se priver du bonheur de Fous d'Irène, dans lequel le grand Jim fait étalage de toute sa folie mais aussi de toutes les nuances de son jeu. Complètement habité, basculant d'un personnalité à l'autre avec une facilité déconcertante, Carrey se fait plaisir et le spectateur avec lui. Un grand moment.
Domino
Tony Scott tire enfin profit du style visuel qu’il avait expérimenté sur Man on fire. Image saturée, caméra tremblante, filtres à outrance, montage « épileptique »…toutes ces techniques semblent ici très appropriées pour narrer le parcours atypique d’une jeune femme désabusée, Domino Harvey, qui troque brutalement sa vie de mannequin pour une carrière de chasseur de prime. Un film sous acide, un véritable trip visuel. Keira Knightley, dans le rôle titre, est plus que convaincante. La galerie des personnages secondaires est elle aussi très réussie. Et sir le film n’est qu’en partie inspiré de l’histoire de la vraie Domino Harvey, et s’il n’y a pas de véritable morale ou leçon à retirer de cette œuvre, elle n’en est pas moins une incroyable réussite artistique.
Cypher
Orchestré de main de maître par Vincenzo Natali (Cube), ce thriller technologique conduit son personnage (un espion industriel) de surprise en surprise et ballade le spectateur, de fausses pistes en chausse trappes. Cette aventure passionnante réveillera le petit garçon qui sommeille en vous, mais est aussi un réflexion passionnante sur l'existence qu'on mène et celle dont on rèverai. Une histoire qui accroche littéralement de bout en bout et qui est sublimée par une estéthique très travaillée. Les grands réalisateurs ne sont pas légion, mais Natali en fait assurément partie.
Virgil
Virgil est une histoire simple. L'histoire d'un fils qui abreuve son père et entraineur emprisonné de ses exploits fictifs sur le ring, d'un fille qui tente désespérément de renouer la communication avec son père emprisonné au même endroit. L'histoire de deux personnages dont les routes se croisent pas hasard. L'histoire d'une romance mais aussi des liens familiaux. Une histoire simple mais forte. L'interprétation est au diapason. Ici, pas de cabotinage, les acteurs s'effacent au profit des personnages et de l'histoire, notamment l'excellent Jalil Lespert (tout aussi impressionnant dans les très bons mais meconnus Ressources humaines et Vivre me tue) et le surprenant Tomer Sisley, ici très à l'aise dans un rôle dramatique donc très éloigné de son univers. Et accessoirement, un film qui vous redonnera l'envie d'aller manger au grec.
Mais qui a tué Pamela Rose
Un sommet de l'absurde, tant au niveau de l'histoire, des dialogues que du montage. Ajoutez à cela un l'humour de Kad et O. Saupoudrez de quelques contre emplois d'excellents acteurs français, d'une petite dose de parodie de grands classiques du film policier et vous obtenez ce que tous les amateurs du Kamoulox considéreront comme un chef d'oeuvre.
Insomnia
Sous le coup d’une enquête de la police des polices, un inspecteur de la police de LA est envoyé en Alaska pour une enquête. Sur place, à la poursuite d’un suspect, il tue son équipier, sous les yeux du suspect. En situation critique, il va devoir pactiser avec ce dernier pour tenter de sauver les apparences. En été, le soleil ne se couche jamais en Alaska, ce qui participe à la création et au maintien d’un climat oppressant qui est l’une des grands intérêt de ce film. La lumière, omniprésente, éclaire ce qui ne peut être caché. Même loin de leurs bases, les « étrangers » sont obligés de se mettre à nu. Pacino, Williams, Swank, personne ne peut se cacher. A première vue longuet, mais finalement rythmé et diablement bien structuré, Insomnia atteint sa cible.
Les curiosités
Certains films, français ou étrangers, n'ont pas ou peu été exploités en salle, et ont atterri directement dans les rayons DVD. D'autres n'ont pas laissé de trace impérissable dans les mémoires, mais recellent parfois de grandes richesses, scénaristiques ou d'interprétation. En voici quelques uns.
Clerks
Film expérimental et fauché, Clerks est à découvrir d'urgence. Clerks, ou l’odyssée de la loose de deux employés de deux magasins mitoyens : une supérette désertée ou transitent des cas sociaux, et un vidéo club pitoyable. Evidemment, les protagonistes passent plus de temps à bavasser qu’à bosser et font preuve d’une exceptionnelle maîtrise du concept de pause, qu'ils déclinent de manières assez originales, dont une que vous n'oseriez imaginer...
Un excellent moment. La suite, c’est pour 2006 et ça s’appelle « The passion of the Clerks ».
A noter la présence des personnages de Jay et Silent Bob (que certains d’entre vous vénèrent peut-être en secret) qui squattent le parking et dont l’existence, désespérement fade, fut à l’origine d’un long métrage (Jay et Silent Bob contre attaquent) dont le visionnage n’est pas nécessaire à l’exception de quelques passages bien débiles donc forcément savoureux.
Dancing
Un artiste installé dans un ancien dancing désaffecté, vit avec son compagnon dans un paisible bourg de Bretagne à quelques pas de la plage. Une existence sans histoire jusqu’au jour où les images qu’ils observe ou des sons qu’il entend vienne hanter son quotidien, si bien que très vite il ne fait plus la distinction entre fiction et réalité. A la fois étrange et fascinant, ce film est d’autant plus troublant qu’il s’attache à nous dépeindre la vie de deux individus on ne peut plus communs et apparement bien ancré dans le réel. A noter toutefois qu’une ou deux scènes explicitement gay (voire même voyeuristes), qui par ailleurs n’apportent guère au récit, auraient pu être évitées. Un tentative osée qui mérite assurément le détour.
Les convoyeurs attendent
Plongée dans une Belgique méconnue ou le quotidien n'est pas des plus faciles. Dans cette atmosphère morose, un père de famille entrevoit la possibilité de donner un peu de piment à son existence en gagnant la voiture de sport offerte à celui qui battra un record lui permettant d'entrer dans le livre du même nom et que sa commune organise. Pour cela, il va remettre la clef de son bonheur futur entre les mains de son fils: celui-ci devra battre le record du nombre d'ouverture et de fermeture de porte en 24 heures. Des personnages attachants, des moments d'émotion pure et des images qui confinent parfois à la poésie font de cette oeuvre teintée d'onirisme une expérience singulière.
The United States of Leland
Leland, 16 ans se retrouve dans un centre de détention après avoir commis un crime considéré comme odieux. Dans cet univers carcéral, il va nouer des liens avec un professeur qui souhaite en savoir plus. Leurs discussions seront le fil directeur qui permettra de retarcer l'histoire de l'adolescent, jusqu'à ce qu'il commette l'irréparable. Voici un-film-qui-calme! Pourquoi? Parce qu'il l'immense mérite, et surtout le courage, de nous placer face à la motivation de nos actes, nos réactions somme toute prévisibles face à ce que nous réserve la vie, et le poids de nos décisions et des actes qui en découlent. Il pose des questions simples, mais le réponses sont d'une importance capitale, vitale même. Quant au crime qui sert d'ouverture au film, il sert juste de catalyseur à l'ouverture d'une réflexion beaucoup plus large que le simple analyse du mobile d'un criminel. Incontestablement utile, TUSOL est également ludique. Une alternative aux histoires rebattues de destinée, de déterminisme et de démission. En un mot: FORT.
House of sand and fog
D'un côté, une jeune femme expulsée en raison d'une erreur administrative de la maison dont elle a hérité récemment. De l'autre, un ex dignitaire de l'Europe de l'Est à la recherche de son lustre passé et qui cherche à faire une opération immobilière per le biais de l'achat et de la revente de cette demeure. La première cherche par tous les moyens à récupérer ce qui lui appartient. Le second, lui aussi dans son bon droit, ne voit pas pourquoi il devrait renoncer à cette juteuse opération. Loin de tout schéma manichéen, cet affrontement entre deux camps dont la démarche est légitime aura forcément un dénouement douloureux pour l'un d'entre eux. L'exceptionnelle Jennifer Connelly (Requiem for a dream, Dark City, Hulk et bien d'autres) est pour beaucoup dans l'émotion qui jaillit de cette petite production qui surpasse allègrement toute une floppée de pseudo drames sans intérêt qui innondent régulièrement les écrans.
Inclassables
Un aller pour l'enfer
Les méchants kidnappent Jessica. Le problème, c’est que Jessica est la fille de Steven Seagal. Résulat, Steven n’est pas très content. Et quand Steven n’est pas content, en principe ça fait mal. Les méchants ont beau être thaïlandais et rompus à toutes formes d’arts martiaux, ce n’est suffisant car Steven est fort, très fort. Quand les méchants se battent avec des sabres, Steven les punit à mains nues, agrémentant sa démonstration de quelques poses bien senties. Il lui suffit même parfois d’un bref mouvement de l’auriculaire pour faire voltiger les méchants qui s’engagent alors dans des vols planés qui surpassent allègrement ceux de Matrix. Quand Steven est menotté et qu’il droit affronter un groupe de méchants armés jusqu’aux dents, Steven s’en sort quand même. Quand Steven est attaqué par un archer, soit il désintègre les flèches à l’aide des balles de son revolver, soit il coupe ces mêmes flèches qui le menacent à l’aide d’un sabre, et dans le sens de la longueur s’il vous plaît (si, si). Et quand des sorciers jettent un sort à Steven, alors Steven, par la force de son esprit, retourne les sorts à l’envoyeur. Sidérant, époustouflant… les mots manquent pour décrire la force, la crainte et le respect qu’inspire Steven. Mais voilà, un mystère demeure : aucune expression ne traverse jamais le visage de Steven. Dès lors se pose la question essentielle : Steven le monolithe est-il humain ? Au jour d’aujourd’hui, nous n’avons toujours pas de réponse.
Serie
Engrenages
Affaires criminelles, justice, ambition, redemption, amitié, amour, évasion, trahison...un aperçu des thèmes abordés par cette serie très dense, le tout...en seulement 8 épisodes. Engrenages sonde l'âme humaine en peu de temps mais avec une incroyable acuité. Chaque épisode est une épreuve, un voyage, et la dépendance s'installe très vite. Engrenages laisse KO ...mais et on en redemande.
Un véritable tour de force.
Les films du dimanche après-midi
Destination finale 2
Des jeunes gens ayant échappé à un terrible accident sont poursuivi par "La Faucheuse". Ce film n'a pas d'autre objectif que de divertir,mais il s'agit là d'une excellente serie B qui s'assume complètement. A la clé, peut-être la scène de carambolage la plus réussie de l'histoire du cinéma, d'un réalisme saisissant, qui vous laissera sans voix. Laissez-vous tenter...
Zoolander
Un "modèle homme" manipulé par un créateur de mode pour tuer le 1er ministre de Malaisie, le tout sur fond de rivalité entre Derek Zoolander, vedette de la profession, et son concurrent le plus sérieux. Un film furieusement débile, mais qui s'assume totalement. Ben Stiller est exceptionnel en Derek Zoolander, et s'en donne à coeur joie en face de son acolyte Owen Wilson . A découvrir d'urgence.
Punch Drunk Love
Pour ceux qui n’auraient pas encore croisé la silhouette d’Adam Sandler sur petit ou grand écran, ce film est un moyen découvrir un acteur encore méconnu dans notre petit pays peu ouvert sur le reste du monde et l’occasion de se rendre à l’évidence : Adam Sandler est un génie. C’est tout et c’est déjà beaucoup.
Le vaisseau de l'angoisse
Des scientifiques partent à la recherche d'un navire ayant disparu en mer depuis plus d'un siècle. Quelle n'est pas leur surprise quand le navire en question se révèle être "habité". Derrière ce scenario classique de film d'épouvante se cache une histoire plus complexe. Et en plus, la réalisation est à la hauteur. La scène d'ouverture et la scène finale sont en effet remarquables.
Brocéliande
Plusieurs meurtres étranges viennent bouleverser le quotidien de l'université de Rennes, située tout près de la forêt de Brocéliande. Chloé, une étudiante qui vient de s'inscrire au cours d'histoire celte, va tenter de percer le mystère qui entoure ces disparitions.
Un thriller fantastique à la française, bien servi un scénario original, des décors et une musique à la hauteur, et enfin des acteurs convaincants, parmi lesquels Elsa Kikoine, très juste dans l'interprétation de Chloé.
Beyond Reanimator
Une potion capable de redonner la vie aux machabés sert de point de départ à une avalanche de situations abracadabrantesques qui sont le fruit d'une imagination débordante. Une série B certes, mais une série B d'excellente facture. A louer d'urgence.
La main qui tue
C’est bien con, c’est ça qui est bon !!
Eh, mec, elle est où ma caisse
Pour ceux qui douteraient encore de la folie d’Ashton Kutcher (présentateur un peu malade de Punk’d sur MTV, et accessoirement très bon acteur quand il ne se retrouve pas embarqué dans des projets improbables), ce film vous en apportera la confirmation.
On y retrouve également Sean William Scott, dont on pouvait encore croire à l'époque au potentiel comique, qui y joue le rôle d’un abruti. Sans doute rôle de sa vie.
Si vous n'avez rien d'autre à faire
Out of time
Denzel Washington qui porte une boucle d'oreille, un médecin légiste qui ne vit que pour la bière et qui n'hésite pas à en piquer chez un suspect, Eva Mendes qui mène l'enquête en mini jupe et talons aiguilles, voici ce qui ressort de ce thriller assez classique et qui ne restera pas dans les annales, mais qui se regarde sans trop de difficultés.
La maître du jeu
Le film de procès est un des grands classiques du cinéma américain. Sur cette base, Gary Fleder raconte une histoire qui sort des sentiers battus, révélant toutes les formes de manipulations qui peuvent faire basculer la décision des jurés. Même si la fin est décevante car beaucoup trop naïve et basée sur le principe que la justice triomphe toujours, ce film parvient quand même à nous éclairer sur les jeux de pouvoirs qui peuvent se dérouler devant la cour. Dustin Hoffman et Gene Hackman sont impeccables, comme d'habitude.
A éviter
Lemming
Désespérant. Un casting pourtant prometteur (Charlotte Gainsbourg, Laurent Lucas, Charlotte Rampling) pour un résultat vide de sens, pseudo auteurisant, long, ennuyeux, sans rythme, prétentieux, qui pompe Lynch (Lost Highway, jusqu'à la photo de l'affiche !!!!!!!). Mais qu'est-il arrivé au talentueux réalisateur d'Harry,un ami qui vous veut du bien???????????
Birth
La seule chose qu'on peut espérer après avoir vu Birth, c'est qu'on nous épargne un Re-Birth et un Birth revival. Car là ce serait vraiment, vraiment trop.
Arlington road
Paranoia à outrance, rebondissements improbables, musique exagérément suggestive (au cas où on ne serait pas capable de comprendre quand la tension monte), réalisation outrageusement démonstrative (zoom rapide ou image tremblante quand la situation devient critique, personnages filmés en plongée quand ils sont en position délicate ou au contraire en contre plongée quand ils s'apprêtent à agir de manière "héroique"...). Arlington Road est le prototype du film qui nie la capacité du spectateur à comprendre, interpréter ou ressentir sans être "assisté". Un film qui prend le spectateur pour un idiot.
En sursis
La bande annonce donnait une folle envie de voir le film. Le problème, c'est que tout était dans la bande annonce...
http://www.imdb.com/title/tt0306685/trailers-screenplay-E29456-10-2
L'enjeu
On comprend très vite pourquoi ce film est bradé sur tous les sites et dans n'importe quel magasin. Même 1,99€, c'est beaucoup trop. Si vous recherchez les bonnes affaires, ajouter environ 3€, et faites l'acquisition de Requiem for a dream. Là, vous vous sentirez coupable d'avoir payé si peu pour un tel chef d'oeuvre. A bon entendeur...
L'empire des loups
Si vous arrivez au bout de la première demi heure sans séquelle, c'est que vous êtes costaud, très costaud.
Cellular
Qu'y a-t-il à sauver dans Cellular? Rien, si ce n'est le thème musical de Nina Simone.
Bulletproof Monk
Ou comment Sean William Scott (plus connu du grand public sous le nom de Stifler) essaie d'apprendre les arts martiaux avec un moine boudhiste. Et puis quoi encore? Spectacle affligeant à regarder en tout dernier recours, si votre antenne ne marche plus.
Dreamcatcher
Si vous aimez les petits hommes verts et qu'une scène gorre dans les toilettes impliquant des aliens ne vous fait pas peur, alors ce film est fait pour vous.
Tais-toi
Il ne suffit pas de prendre des acteurs connus pour faire un film, malgré toute la bonne volonté dont peut faire preuve Gérard Depardieu.
Bref, un film anecdotique.
Van Helsing
Une histoire sans relief, des effets spéciaux loin d'être convaincants, des acteurs se demandent ce qu'ils font là. Résultat, ce blockbuster qui avait suscité de grandes attentes, fonce droit dans le mur.
Prisonniers du temps
Pffff. Qu'en dire? rien. C'est bien ça le problème.
Bienvenue dans la jungle
Seab William Scott le porte malheur (cf Bulletproof monk) et The Rock qui joue les brutes, tentent en vain de nous tenir eveillé pendant 1h30. Mais qu'est donc venu faire Christopher Walken ,qui vaut beuacoup mieux que ça, dans ce simulacre de comédie d'action?
People / Jet-Set 2
Pas de rythme, un scénario qui tient en trois lignes, des plans interminables et sans saveur dans les boites d‘Ibiza, un humour au forceps, bref pas de quoi fouetter un chat. A noter cependant la scène assez surréaliste d’un pote de José Garcia qui essaie de marcher sur l’eau et qui vous permettra peut-être d’émerger de l’ennui dans lequel ce film vous aura préalablement plongé.
Camping
Onteniente était déjà tombé bien bas avec 3 zéros, il avait remis çà avec Jet Set 2, il atteint des profondeurs abyssales avec Camping, qui est une véritable purge. Quand on sait que la suite est en préparation, on peut être inquiet.
Au fait, le terrible Fabien Onteniente, cité à 2 reprises ci-dessus, c'est lui:
Si vous le croisez, un conseil: fuyez!!! Cet homme est dangereux.
Pour d'autres infos et pour toutes les sorties en salles:
http://www.allocine.com
Parrainange d'un jeune talent
Je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir la prose d'un jeune homme originaire de la belle ville de Communay, qui souhaitait apporter sa petite touche à ce site mondialement connu et reconnu. retenez bien, c'est: FABIEN ROBERT PEILLARD de BOURG LA REINE.
Olive et Tom, le retour, vu sur Manga TV dimanche 18 décembre 2005 à 13h40
Super génial, à un moment y a Olivier Atom qui fait une super retournée qui
fonce droit sur la transversale, et heureusement il arrive à faire un méga
ouf 360° pour se retrouver de nouveau sur le ballon et remettre une patate
qui traverse même le filet et qui a une trajectoire étrangement
exponentielle...
Merci FABIEN!!!
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